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Fusion-acquisition, qu’est ce que c’est ?

Par la notion de fusion-acquisition, on entend une opération juridique qui vise à transmettre le patrimoine d’une entreprise à une autre. On parle alors d’une dissolution sans liquidation et d’un échange de droits sociaux.
Les sociétés se lient pour ne faire qu’une seule entité tout en laissant aux deux entreprises concernées leur individualité juridique.

 

La fusion acquisition peut porter plusieurs noms : fusac, M&A (Mergers and Acquisition). Elle est utilisée pour élargir le domaine d’activité de l’entreprise absorbante, obtenir plus de parts de marché ou augmenter sa présence sur sa chaîne de valeur. On parle ici d’une restructuration de l’activité et des objectifs pour gagner en performance.

 

Quel type de fusion-acquisition ?

L’enjeu pour la société absorbante est de contrôler l’ensemble de sa filière. Par exemple, un distributeur de chocolat qui absorbe une entreprise qui fabrique de la pâte à tartiner afin d’en commercialiser à moindre frais. Dans ce cas, on parle de fusion-acquisition verticale parce que la société absorbante se lie avec une entreprise de son marché.

Si l’entreprise absorbante décide d’absorber une société externe à son secteur afin de devenir un incontournable dans une nouvelle filière, on parlera de fusion conglomérale. Par exemple, si une entreprise de chocolat décide de racheter une laiterie pour s’implanter sur le marché des produits laitiers.

 

Comment s’organise une fusion-acquisition ?

Une fois la société cible valorisée et les termes négociés, la fusion-acquisition peut commencer. Comme dit précédemment, la société absorbante transmet son patrimoine à la société absorbée, en échange des droit sociaux. Les associés de l’entreprise absorbée deviennent associés de l’entreprise absorbante.

 

Les erreurs à ne pas commettre

  • Tout faire seul

Un processus de fusion-acquisition peut être un vrai succès s’il a été bien préparé. Cette opération est longue à mettre en place et demande des compétences non seulement en finance, mais aussi au niveau juridique et social. S’il vous manque des compétences, demandez de l’aide. Il vaut mieux que vous demandiez à des personnes extérieures de vous accompagner plutôt que partir dans la mauvaise direction.

 

  • Se précipiter

Il faut bien préparer la première étape afin que tout se déroule rapidement ensuite. L’entreprise absorbante doit tenir compte de la culture, des clients et des process de celle qu’elle absorbera. Le travail doit être fait en collaboration afin que la fusac se passe bien et que tout le monde se sente intégré.

 

  • Trop prendre son temps

Une fois que tous les papiers sont remplis, ne trainez pas trop, au risque de désengager les collaborateurs. Si l’intégration traîne trop, la fusion-acquisition ne fonctionnera pas ; dans le même genre, si l’entreprise s’arrête, elle ne se relancera pas.

L’échange des données doit être fait au moins 3 mois avant le « closing » pour les PME, avant 6 mois avant pour les entreprises plus grosses. Aussi, pensez à ne pas voir trop grand. Tenez-vous à l’intégration en cours pour garder le cap.

 

  • Négliger la culture d’entreprise

Pour changer une culture d’entreprise, il faut environ deux ans. N’allez pas trop vite en besogne et concentrez-vous sur ce qui a aidé à construire la culture de l’entreprise absorbée. Les équipes doivent être opérationnelles, laissez-leur un temps d’adaptation. Si c’est vous qui absorbez une autre structure, soyez très transparent et expliquez à l’entreprise quels seront les changements à venir et quels bénéfices elle en tirera. La transparence vous apporte de la crédibilité et vous évitera de nombreux problèmes. Pensez toujours à prévoir le moindre aléa pour vous couvrir.

 

  • L’assertivité

Positionnez-vous de manière à pouvoir faire comprendre que, même si vous dirigez, vous restez à l’écoute des collaborateurs. Entendez leurs besoins et respectez leurs droits. Si votre posture est bonne, vous réussirez plus facilement à faire accepter certains changements qui sont nécessaires pour assurer un futur brillant à votre fusion-acquisition.

 

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’une fusac qui se passe bien a été préparée pendant des mois. Elle a respecté les besoins des collaborateurs et la culture de chacune des deux entreprises. Il faut prendre du temps et écouter les retours des deux parties pour que la fusion acquisition se déroule sans accroc. 

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