L’autocritique - Et si on commençait à être moins sévère envers nous-même ? 1

L’autocritique – Et si on commençait à être moins sévère envers nous-même ?

S’évaluer et se remettre en question de temps en temps est bénéfique.
Mais s’autocritiquer en permanence peut très vite nuire à notre bien-être et ruiner notre confiance en nous.  Dès notre plus jeune âge, à l’école et dans le cercle familiale, on nous apprend à nous défier constamment et à ne pas nous satisfaire trop facilement de nos exploits. D’une certaine manière, ce combat avec soi nous aide à atteindre nos objectifs mais s’autocritiquer en permanence est contre-productif. Cela peut nous conduire à une certaine insécurité et notre efficacité au travail pourrait en prendre un coup. 

Comment mieux gérer cette petite voix qui vient de l’intérieur ?

 

En étant plus réaliste.

Bien entendu, il est important de se faire, chaque jour, une liste de choses à accomplir et de faire au mieux pour s’y tenir. Mais il faut aussi être réaliste, ne pas se surcharger et même penser à accorder du temps pour soi !

En étant plus rationnel.le.

L’autocritique négative à coup de “Je ne peux pas”, “Je n’y arriverais pas”, “C’est de ma faute, je suis nul.le” n’a aucun intérêt. À la place, on dirige cette petite voix intérieure vers des questions plus constructives : “Pourquoi n’ai-je pas réussi cette fois ?”, “Comment pourrais-je mieux faire la prochaine fois ?”. C’est un peu mieux, n’est-ce pas ?

SOYEZ VOTRE PROPRE AMI !

Pensez toujours à ce que vous diriez à un ami. Par exemple, votre ami n’a pas réussi son entretien d’embauche et n’a pas obtenu le poste souhaité, vous lui direz que ce n’est pas si grave, qu’il fera mieux la prochaine fois, qu’il faudra juste travailler sur ce qu’il n’a pas réussi cette fois pour mieux faire au prochain entretien. Mais, alors que vous lui diriez ceci, vous auriez certainement été moins indulgent avec vous-même. Alors pensez que ces conseils seront efficaces pour vous aussi. Et plutôt que de vous auto-démoraliser, devenez votre propre ami et donnez-vous ces mêmes conseils.

En vous complimentant.

C’est prouvé, si, dans une journée, vous faites 10 choses biens et une erreur vous aurez tendance à vous concentrer sur cette erreur. Alors inversez la tendance, pensez à ce que vous avez fait de bien, complimentez vous, mettez le positif en avant dans votre esprit, félicitez vous. Si jamais cet exercice vous semble compliqué vous pouvez, en fin de journée, écrire sur un feuille ce que vous avez réalisé aujourd’hui, ce que vous avez réussi et vous pouvez, pour chacun de vos exploits vous écrire à côté un petit compliment.

En prenant de la distance.

Donnez bien-sûr le meilleur de vous même mais rappelez vous que la perfection n’existe pas. Alors prenez un peu de distance avec vos problèmes, sortez, lisez, méditez bref prenez du temps pour vous et vous reviendrez après sur le problème en question. La plupart du temps il vous paraitra bien plus ridicule avec un petit peu de recul.

 

En bref

On ne cherche pas à faire taire cette petite voix intérieure mais on la transforme, on devient plus indulgent et plus agréable avec soi-même et on s’accorde du temps pour souffler un peu.

 

L’exercice ultime.

Vous avez peur à l’avance, avant même de commencer quelques chose, peur que cela se passe mal. Alors dédramatisez ! Comment ? En exagérant tout et pour de vrai ! Un petit exemple : Demain j’ai un entretien d’embauche, j’ai vraiment peur de le rater, d’accord mais et si je le rate au fait il se passe quoi ? Je n’ai pas le job et si vraiment je n’ai pas le job ? Je postulerai ailleurs. Bon au final rien de dramatique ne se passe donc je vais à cet entretien en ayant confiance en moi, en donnant le meilleur de moi-même et non en ayant peur de jouer ma vie entière.