Le modèle de Brooke Castillo 1

Le modèle de Brooke Castillo

Avez-vous déjà remarqué à quel point, comme un jeu de domino, nos émotions participent à définir notre comportement et nos pensées ? Lorsque quelque chose se produit, cela entraîne une pensée de laquelle va découler un ressenti qui va, à son tour, conditionner notre réaction.  Parfois dans notre journée, au travail par exemple, lorsque quelque chose de négatif nous arrive, nous restons focalisés dessus, comme bloqués sur le problème. Or, passer son temps sur le problème nous empêche de prendre du recul et de réfléchir à une solution.  Mais on peut sortir de ce mode de pensées grâce au modèle de Brooke.
On vous en dit un peu plus !

 

 

Mais pourquoi parfois on se bloque sur un problème ?

Il y a un mécanisme dans le cerveau humain, qui s’appèle le biais de confirmation, c’est un biais cognitif qui consiste à privilégier les informations confirmant nos idées et à apporter moins d’importance à celles qui vont contre nos idées.
En bref, plus on va parler du problème et se dire à quel point c’est affreux, plus le cerveau va chercher des preuves et retenir toutes les choses qui vont effectivement continuer à nous faire croire que c’est affreux.

 

Brooke Castillo, une coach de vie américaine, a développé un modèle que l’on peut appliquer dans chaque problème que l’on rencontre et entre autre, dans le monde du travail.

 

Cet exercice nécessite seulement un papier et un crayon.
Le fonctionnement ? Rien de plus simple, il s’agit de répondre aux catégories suivantes :

 

Circonstances : C’est la situation qui nous pose problème.
Exemple : j’ai raté un rendez-vous client.

Pensées : Les pensées qui surgissent en moi, dans mon esprit, après les circonstances. Exemple : je suis nul.le, je ne suis pas intelligent.e. ou pas organisé.e.

Sentiments : Il s’agit ici d’un mot, d’une sensation qui définit la manière dont on se sent et qui est causé par la pensée
Exemple : mauvaise estime de soi, sentiment d’infériorité.

Actions : C’est la manière dont on va agir en réaction aux sentiments.
Exemple : dans cet état de fragilité, je me renferme sur moi-même, je ressasse cet échec, je me focalise uniquement sur mes faiblesses.

Résultat : C’est la conséquence directe de nos actions.
Exemple : il est possible que je perde totalement confiance en moi et mes capacités, que je continue de rater des choses, que je n’entreprenne plus rien, que la peur d’échouer me paralyse.

Maintenant, reprenons le même problème mais sous un angle différent :

Circonstances : j’ai raté un rendez-vous client.

Pensées : il était un peu difficile, je ne l’avais pas assez préparé en amont, je suis déçu.e mais pas vaincu.e.

Sentiments : motivation, désir de se surpasser.

Actions : je vais établir un plan, voir sur quels points j’ai des lacunes, demander de l’aide à quelqu’un pour travailler sur mes faiblesses, je mets toutes les chances de mon côté.

Résultat : dans un tel état d’esprit, il est fort probable que je réussisse au prochain essai.

 

En bref, 

Lorsque nous comprenons le mécanisme de domino qui s’applique entre ce qui nous arrive et notre manière de réagir, nous rendons ces différentes étapes intelligibles et avons la possibilité de changer notre mode de pensée et donc de mieux réagir.